L’homme qui ne voulait pas qu’on le soigne

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L’homme qui ne voulait pas qu’on le soigne

Le 7 juin 2011, à l’aube, Mario Hamel éventre des sacs d’ordures sur la rue Ste-Catherine. Il est fou de rage. Une connaissance refuse de lui prêter son camion alors qu’il veut se rendre à Bromont pour voir ses enfants. Il dit qu’ils sont en danger.

Pourtant, au même moment, chez leur mère, les enfants dorment paisiblement. Mario Hamel est en délire. Des policiers l’encerclent et tentent de le convaincre de laisser tomber son long couteau. Mario les aurait menacés. Ils l’ont abattu; une balle en plein thorax. De l’autre côté de la rue, un simple passant, Patrick Limoges, est atteint mortellement d’une balle perdue. Quel gâchis!

Mario Hamel avait 4 enfants, une ex-conjointe, une mère présente et un ami dévoué. Il habitait une maison de chambres de l’Accueil Bonneau depuis 2 ans et tentait de se reprendre en main. Il était sur la bonne voie mais il a manqué de temps. Un ultime délire l’a emporté.

Mario souffrait d’un trouble psychiatrique depuis de nombreuses années. Un trouble aggravé par une forte consommation de marijuana. Comment se fait-il que personne n’ait réussi à le faire soigner?

Mario a pourtant été hospitalisé en psychiatrie à 4 reprises. Il a comparu devant les tribunaux une centaine de fois. La plupart du temps, pour des accusations de voies de faits ou de bris de probation reliées à son état de santé mentale. Le problème c’est que Mario ne voulait pas qu’on le soigne. L’histoire classique du malade qui pense qu’il n’est pas malade.

Pendant une dizaine d’années la famille de Mario Hamel l’a regardé gâcher sa vie et se détruire lentement mais sûrement. Avocats et médecins étaient impuissants. Au Québec, il est impossible de forcer un malade à se soigner à moins qu’il ne représente un danger grave et imminent. Le problème c’est que quand on en arrive là, il est parfois trop tard. Mario Hamel est mort parce qu’on a respecté son choix de ne pas se faire soigner.

Notre reportage raconte sa vie et les rendez-vous manqués qui aurait peut-être pu le sauver.

 

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About workequalsworthequalsinnocence

Working with animation, video, painting, drawing, installation and intervention, my interdisciplinary practice examines the complex position of culture within neoliberal capitalism and critiques modes of social control, while exploring the potential for art to function as a site of resistance. I am specifically interested in how modes of violence are perpetuated collectively through popular narratives, concepts of justice and denial of accountability. Frequently engaging with communities and collectives, my practice eschews individual authorship in favour of collaboration. This has included an ongoing commitment to working with women and youth who are in conflict with the law, through the creation of art projects in prisons as well as at numerous centres that support marginalized people. In 2008, I completed an MFA through the Public Art and New Artistic Strategies program at the Bauhaus University (Weimar, Germany). My work has been shown nationally and internationally in festivals, screenings, artist run centres and museums. I am currently employed as an Assistant Professor of Studio Arts at Concordia University. http://jessicamaccormackrmack.tumblr.com/
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